Ordre Souverain Militaire et
Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem de
Rhodes et de Malte

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À Genève, le symposium organisé par l’Ordre Souverain de Malte : “Religions ensemble dans l’action humanitaire”

À Genève, le symposium organisé par l’Ordre Souverain de Malte : “Religions ensemble dans l’action humanitaire”
28/05/2015

Le secours et l’aide humanitaire au vu du paysage international actuel. À Genève, hier, des représentants de quatre religions (le Christianisme, l’Islam, le Judaïsme et le Vedānta), des chercheurs et des diplomates, des chefs d’organisations humanitaires laïques et confessionnelles, se sont réunis aux Nations Unies pour le Symposium “Religions ensemble dans l’action humanitaire” (Religions together for humanitarian action), organisé par l’Ordre souverain de Malte. Le directeur général de l’Office des Nations Unies à Genève, Michael Moller, a introduit les différents travaux.

La violence des conflits en cours dans de nombreuses régions du monde a atteint des niveaux sans précédents, avec un nombre croissant de victimes, très majoritairement civiles. Parallèlement, nous assistons à une détérioration progressive de l’application du droit humanitaire international. Dans ce contexte, la religion est souvent considérée comme la cause de la guerre. Mais la réalité est bien plus complexe, comme l’a expliqué dans son discours d’ouverture le Grand Chancelier de l’Ordre souverain de Malte Albrecht Boeselager : “Je suis éminemment convaincu que les motifs religieux peuvent conduire à la violence quand ils sont séparés du contexte moral et entachés par la corruption et la soif de pouvoir. Les conflits peuvent contenir des éléments religieux, mais ils sont toujours guidés par des facteurs culturels, ethniques, territoriaux et souvent par des pressions extérieures”.

Chercher une base de valeurs communes, créer un code de conduite applicable à toutes les institutions et organisations impliquées dans le secours humanitaire, atteindre les communautés locales en investissant sur les infrastructures et les réseaux d’aide déjà présents sur les territoires touchés par les conflits, mais aussi promouvoir les valeurs des organismes humanitaires pour combattre les préjugés aussi bien des populations que des gouvernements. Voici certaines des propositions qui ont émergé du débat, organisé en deux tables rondes de cinq rapporteurs chacune. Parmi eux, Jamilah Mahmoud, à la tête du World Humanitarian Summit, initiative lancée par le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon qui se tiendra à Istanbul en mai 2016 dans l’optique d’une mise à jour des instruments de l’aide humanitaire et dans laquelle s’insère le Symposium de l’Ordre de Malte.

Dans son discours de conclusion, le Grand Hospitalier de l’Ordre souverain de Malte Dominique de La Rochefoucauld-Montbel a rappelé qu’il est impératif de réaffirmer avec vigueur les “principes humanitaires établis par la communauté internationale après la seconde guerre mondiale, dans le plein respect des traditions et des cultures locales”. Le Grand Hospitalier a encouragé le dialogue et la collaboration entre les différentes confessions. Ce thème a ainsi traversé tout le débat, enrichi entre autres par un témoignage précieux de l’Association libanaise de l’Ordre de Malte qui gère, dans le pays des cèdres, et ce depuis plus de deux décennies, des programmes d’assistance humanitaire en collaboration avec les communautés chiites, sunnites et druzes.

Le Symposium – organisé grâce à l’implication de la Mission de l’Ordre souverain de Malte aux Nations Unies à Genève – donnera lieu à la publication d’un document reprenant les lignes directrices et les recommandations issues du débat. Celles-ci seront présentées l’année prochaine lors du World Humanitarian Summit d’Istanbul.

Avant que le symposium ne débute, le directeur général de l’Office des Nations Unies à Genève Michael Moller a reçu dans son bureau le Grand Chancelier, Albrecht Boeselager, le Grand Hospitalier, Dominique de La Rochefoucauld-Montbel et l’ambassadeur de l’Ordre de Malte auprès des Nations Unies, Marie-Thérèse Pictet-Althann, pour un échange d’opinions.

Le discours d’ouverture d’Albrecht Boeselager (en anglais)

Le discours de fermeture de Dominique de La Rochefoucauld-Montbel (en anglais)

Le programme du symposium