Renforcer le lien entre l’activité diplomatique et l’action humanitaire, développer de nouvelles opportunités de coopération et identifier des outils et des partenariats pour soutenir les interventions de l’Ordre de Malte en Afrique. Tels ont été les principaux thèmes abordés lors des deux journées de travail qui, les 13 et 14 septembre, ont réuni à Rome les ambassadeurs de l’Ordre souverain militaire de Malte accrédités dans les pays relevant de la zone d’intervention de l’Ordre de Malte France.
Organisée à la Maison des Chevaliers de Rhodes, cette rencontre a favorisé les échanges entre les ambassadeurs, le Grand Magistère et les dirigeants de l’Ordre de Malte France, ainsi qu’avec des représentants d’institutions internationales et des experts en coopération au développement.
C’est le Grand Chancelier de l’Ordre souverain de Malte, Riccardo Paternò di Montecupo, qui a ouvert les travaux : s’adressant aux ambassadeurs, il a rappelé que leur mission ne se limite pas à la représentation institutionnelle, mais qu’elle contribue, grâce à leur présence et à leur connaissance des réalités locales, à rendre l’action de l’Ordre « plus utile, plus concrète et plus visible ».
Un rôle particulièrement important sur le continent africain, où l’Ordre renforce progressivement sa présence diplomatique. Au cours des trois dernières années, a rappelé le Grand Chancelier, le nombre de pays entretenant des relations diplomatiques avec l’Ordre souverain de Malte est passé de 112 à 115 ; de nouveaux accords, en grande partie avec des pays africains, sont attendus dans les prochains mois. Parallèlement, le Grand Magistère s’emploie à élargir et à actualiser les accords bilatéraux de coopération, instruments essentiels pour faciliter concrètement l’action des organisations de l’Ordre sur le terrain.
Le président de l’Ordre de Malte France, Cédric Chalret du Rieu, a souligné que la collaboration entre les ambassades et les structures opérationnelles de l’Ordre de Malte France revêtait une importance particulière en Afrique, où la connaissance des contextes locaux et les relations institutionnelles nouées par les
ambassadeurs peuvent soutenir et consolider les activités sanitaires, sociales et humanitaires de l’Ordre.
Les travaux ont accordé une attention particulière à la coopération internationale et à la mise en place de nouveaux partenariats, de plus en plus nécessaires dans un contexte de réduction des ressources allouées à l’aide humanitaire. La question de la collecte de fonds, de la pérennité des activités et de la coordination entre les différentes entités de l’Ordre à travers le monde a été au cœur des différentes sessions, au cours desquelles sont également intervenus le Grand Commandeur Fra’ Emmanuel Rousseau et le Receveur du Commun Trésor, Fra’ Francis Vassallo.
Le rôle de l’Union européenne dans l’aide au développement et dans la réponse aux crises a été approfondi par Martin Selmayr, ambassadeur de l’Union européenne auprès du Saint-Siège et de l’Ordre souverain de Malte. Mgr Fortunatus Nwachukwu, secrétaire du Dicastère pour l’évangélisation et ancien observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies, a enfin partagé avec les participants son expérience internationale, en présentant les contextes complexes dans lesquels l’Église catholique opère en Afrique.





