Ordre Souverain Militaire et
Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem de
Rhodes et de Malte

Lutter contre la faim et la pauvreté, à une altitude moyenne de 4 000 mètres

27/04/2011

Le peuple Aymara vivant dans l’Altiplano bolivien est en proie à la faim et la pauvreté. Environ les deux tiers de la population ne reçoivent pas l’apport quotidien recommandé en calories, jugé nécessaire pour mener une vie saine. Les familles dorment dans des huttes sans eau courante, systèmes sanitaires, électricité, ni cheminées et la communauté est affaiblie par l’exode rural alors qu’une grande partie du peuple Aymara quitte la pauvreté des plaines pour la ville. Le peuple Aymara est composé pour la plupart d’agriculteurs de subsistance, souvent travaillant la terre avec des charrues en bois et des bœufs. L’environnement inhospitalier se trouve à une altitude moyenne de 4 000 mètres avec un sol pauvre, des champs sur les pentes de collines abruptes et un climat qui est aride, excepté pour la saison des pluies.

L’Association canadienne de l’Ordre de Malte, en collaboration avec l’Agence Canadienne de Développement International, aide 400 familles agricoles – environ 2 000 personnes – à améliorer leurs méthodes culturales pour leurs récoltes. L’objectif de l’Ordre est de réduire la faim et la pauvreté du peuple Aymara afin de l’aider à avoir une meilleure qualité de vie avec moins de migration socialement déstabilisante vers la ville. Toutes les mesures prises dans ce projet sont développées en coopération avec les agriculteurs et comprennent des méthodes endogènes et écologiquement durable telles que la rotation des cultures, des périodes de jachère et l’amélioration de la qualité génétique des semences utilisées. Ces améliorations augmentent considérablement la quantité et la qualité des cultures produites.

Dans le cadre de ce projet, l’Ordre de Malte sponsorise l’éducation de vingt-et-une jeunes femmes – âgées de 17 à 24 ans – qui consiste en un programme de trois ans dans un pensionnat au pied de l’Altiplano. L’objectif est d’enseigner à ces femmes des compétences essentielles telles que la lecture, l’écriture, l’arithmétique, l’aide à l’accouchement et les bonnes pratiques agricoles, ainsi que de leur donner des bases en matière de technologies de l’information. Cette formation les aidera à assumer des rôles de leadership dans leurs familles et dans leurs communautés.